Les massacres des Kurdes jugés sans Saddam Hussein en Irak.L'audience consacrée aux massacres de 182 000 kurdes s'est ouverte sans la présence du principal accusé qui, ainsi, ne témoignera pas du rôle de ses complices occidentaux.
C'est sans le principal accusé, Saddam Hussein, que s'est ouverte hier la 34e audience du procès sur l'opération « Anfal » (1987-1988) qui aurait provoqué la mort de 182 000 civils kurdes. Lors de sa première comparution, le 21 août 2006, l'ancien chef d'État irakien a refusé de plaider « coupable ou non coupable », comme le lui avait demandé le président du tribunal, et ce, avant de décider de boycotter les audiences suivantes. « Quand j'ai tenté de faire éclater la vérité, vous ne m'avez pas donné la chance de le faire, je ne peux plus le supporter », écrivait Saddam Hussein à l'intention du juge Mohammed Oreibi Al Khalifa du Haut Tribunal pénal irakien au tout début du mois de décembre. Il ne savait pas encore que la cour irakienne allait confirmer sa condamnation à mort et qu'il allait être exécuté avant la fin de l'année 2006.